Sans Ame - Le protectorat de l'ombrelle I - G. Carriger

Publié le par Aphraël

Orbit-2011-Sans-Ame-maxi.jpg Autant vous le dire tout de suite : dépassez cette police de caractère atroce, girly, mièvre et puèrile et tellement... rose.

 

Sans âme est un roman qui dépasse largement les cadres de la bit-lit présentée ces dernières années. Dans la bonne société londonnienne du XIXe siècle, Miss Alexia Tarabotti est une vieille fille de vingt-six ans au caractère prononcé sans âme. Ce qui lui permet d'annuler tous les pouvoirs surnaturels par le toucher.

Dommage pour le vampire qu'elle tue accidentellement au début du roman, d'ailleurs : il n'avait jamais été confronté à un tel pouvoir. Lord Maccon, loup-garou Alpha de la meute londonienne mêne l'enquête. Notre héroïne y mettra évidemment son grain de sel.

 

Gail Carriger a écrit un roman de bit-lit gorgé d'humour en pleine époque victorienne. Les loups-garous et vampires ayant fait leur come-back il y a deux siècle, ils ont permis à l'Angleterre de devenir un empire, et influencé l'apparition d'inventions, comme les dirigeables. Sans compter les carcans complexes de la haute-société anglaise - mais que les instincts d'un loup-garou Alpha vont agréablement pimenter.

 

L'ensemble est soigné, maîtrisé et le jeu des caractères entre les personnages jouissif. On dépasse de loin des carcans habituels de la bit-lit, et on prend vraiment plaisir à suivre l'aventure. Le tout, fort distrayant, offre une nouvelle ouverture au genre, en espérant que de nouvelles bonnes surprises de cet acabit soient publiées.

 

N'hésitez surtout pas à sauter le pas, vous ne serez pas déçus.

Publié dans Coups de coeur

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Guinea pig 21/01/2011 16:31


C'est vrai que la pauvre semble avoir des articulations surnuméraires, qui se plieraient dans le mauvais sens, en plus...
En ce qui me concerne, il m'arrive régulièrement d'être attirée par un livre (et de le lire) simplement parce que la couverture est belle. En revanche, l'inverse n'est plus vrai, maintenant que
j'ai trouvé de très bons livres affublés d'infâmes illustrations, Le Dieu de L'Édition seul sait pourquoi !


Guinea pig 21/01/2011 10:47


Je crois que ce livre va répondre à mes éventuelles envies oxygénatives...
Ce doux mélange de genre ne me rebute pas, ni même la fushia-couverture (ils ont gardé la même que pour la VO : ça devait plaire !). Et je trouve accrocheur la silhouette à la Mary Poppins, non ?


Aphraël 21/01/2011 14:23



La silhouette est atroce, je n'apprécie pas la couverture, en fait. Surtout quand tu lis qu'elle porte de nombreux décolletés, ça ne correspond pas. Mais peut être qu'à la nuance de plaire, cette
couverture fait vendre. (Pour ma part, j'ai lu une critique enthousiaste qui m'a motivé, sinon je n'aurais pas acheté le livre)


 


J'espère qu'il te plaira ! L'important n'en reste pas moins le contenu !



Black 17/01/2011 19:25


ah je ne savais pas qu'il avait été traduit en français. je 'lavais vu sur the Book Smugglers, il me faisait de l'oeil. Pour une fois que l'héroïne n'est pas à moitié dénudée sur la couv', ca
change ^^


Aphraël 19/01/2011 17:29



C'est certain.


Et ce roman renferme, entre autres, une scène croustillante, où un loup-garou se retrouve dévêtu. C'est très pratique, les loups garous à l'époque victorienne. Ca offre une excellente excuse.