Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 18:41

Les éditeurs pensent parfois que plus on aura de choix en bit-lit, plus le genre aura de reconnaissance.

Ce premier tome du cycle des Vampires Argeneau joue autour d'une idée somme toute amusante : une vampire hémophobe. Sa mère lui offre donc pour son anniversaire un psychologue pour l'iader à guérir et devenir tout à fait normale.

Bien sûr, la situation va déraper, une histoire d'amour apparaître, etc.

 

Au final, ce premier tome reste original dans sa forme et quelques idées, mais reste prévisible. L'ensemble est plaisant, change les idées le temps de la lecture, mais ne marque pas sur la durée. Les personnages sont attachants, la famille Argeneau fort sympatique, mais on a du mal à situer que certains de ses membres sont aussi agés qu'on nous le décrit. On oublie totalement dans ce roman le poids de l'éternité.

 

Un roman plaisant, sans plus. On est loin de l'enthousiasme provoqué par Patricia Briggs, J. R. Ward ou G. Carriger.

Par Aphraël - Publié dans : Critiques - Communauté : Littératures de l'imaginaire
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 18:39

Orbit-2011-Sans-Ame-maxi.jpg Autant vous le dire tout de suite : dépassez cette police de caractère atroce, girly, mièvre et puèrile et tellement... rose.

 

Sans âme est un roman qui dépasse largement les cadres de la bit-lit présentée ces dernières années. Dans la bonne société londonnienne du XIXe siècle, Miss Alexia Tarabotti est une vieille fille de vingt-six ans au caractère prononcé sans âme. Ce qui lui permet d'annuler tous les pouvoirs surnaturels par le toucher.

Dommage pour le vampire qu'elle tue accidentellement au début du roman, d'ailleurs : il n'avait jamais été confronté à un tel pouvoir. Lord Maccon, loup-garou Alpha de la meute londonienne mêne l'enquête. Notre héroïne y mettra évidemment son grain de sel.

 

Gail Carriger a écrit un roman de bit-lit gorgé d'humour en pleine époque victorienne. Les loups-garous et vampires ayant fait leur come-back il y a deux siècle, ils ont permis à l'Angleterre de devenir un empire, et influencé l'apparition d'inventions, comme les dirigeables. Sans compter les carcans complexes de la haute-société anglaise - mais que les instincts d'un loup-garou Alpha vont agréablement pimenter.

 

L'ensemble est soigné, maîtrisé et le jeu des caractères entre les personnages jouissif. On dépasse de loin des carcans habituels de la bit-lit, et on prend vraiment plaisir à suivre l'aventure. Le tout, fort distrayant, offre une nouvelle ouverture au genre, en espérant que de nouvelles bonnes surprises de cet acabit soient publiées.

 

N'hésitez surtout pas à sauter le pas, vous ne serez pas déçus.

Par Aphraël - Publié dans : Coups de coeur - Communauté : Autres Mondes...
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 18:02

caroline.jpeg

Une fois n'est pas coutume, me voici à parler d'un roman édité en 1976.

 

Caroline oh ! Caroline est un roman absurde totalement décalé. A l'image de sa couverture dans le ton du roman, on est plongé dans l'histoire d'amour délirante de Bill. Voyant sa fiancée mourir, et se rappelant l'intégralité de ses vies antérieures, il décide, son indulgence plénière vendue par le Pape en poche, de partir en quête de la nouvelle incarnation de sa bien-aimée. Il se retrouve donc envoyé en mission en Amérique, afin de semer le chaos autour des populations noires et indiennes qui ont botté les blancs dehors.

 

J'éviterais de trop en dire, l'ensemble ne s'arrêtant jamais de jouer sur l'absurde et le comique de situation. On retrouve, entre autres, une grande critique des religions, une uchronie soignée, un dictateur plus terrible et illogique qu'il ne l'a été dans notre temps, et des voyages temporels en quête du pêché originel et du remède pour la belle Caroline - qui, soit dit en passant, s'avère être une pimbêche insupportable, pourrie par le luxe et l'amour que les mâles lui portent au fil des réincarnations.

 

Si, par hasard, vous tombez sur ce roman, n'hésitez pas, il offre un univers et un ton que vous ne serez pas prêts de revoir de sitôt.

 

Le Masques Science Fiction, 1976

Par Aphraël - Publié dans : Critiques - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 17:31

starfish.jpg Un groupe d'humains est envoyé dans une centrale géothermique au niveau de la cheminée Channer, dans l'océan pacifique. La station, pour stresser ses habitants, et les choix des humains instables choisis pour cette mission d'un an va engendrer de multiples complications, dont certaines extrêmement inattendues.

 

Starfish est un roman de science-fiction situé en grande majorité au plus profond des océans. Les personnages principaux envoyés ont tous un passé psychiatrique complexe, et ont subi des chirurgies novatrices afin de leur permettre de vivre dans des conditions de pressions et de températures extrêmes. Evidemment, la claustrophobie y tient une place importante, surtout au début du roman, mais petit à petit l'équipe commence à s'adapter à ce nouveau milieu.

 

Présenté comme un "huit-clos inquiétant où les monstres ne rôdent pas seulement à l'extérieur", Starfish est autrement plus complexe que la quatrième de couverture ne le laisse présager. Peter Watts joue sur de nombreux tableaux. Biologiste marin, on comprend rapidement le choix d'un tel cadre, rigoureux et extrêmement précis face aux découvertes des océans. Mais la science-fiction apporte également de nombreuses questions complexes. La manipulation de ce groupe d'humains, ainsi que leur étude par l'entreprise qui les emploie est très finement rendue, ainsi que l'absurdité des hiérarchies et des jeux de pouvoir des grosses entreprises. De plus, la fin du roman laisse une ouverture passionnante sur de nouvelles possibilités, et une grinçante critique de l'avenir probable de notre société vis-à-vis des intelligences artificielles.

 

Ce roman aurait été terrifiant présenté en film. Le huit-clos, l'infinité opaque des profondeurs et ses monstres aquatiques joue sur une sensation d'oppression et de claustrophobie. Mais la justesse des analyses psychiatriques de chaque personnage dans un espace confiné aussi stressant, et de la réaction de chacun, confronté à un monde finalement plus simple et rassurant, offrent une analyse passionnante.

 

L'ensemble est différent, mais finalement aussi intrigant et brillant qu'un Métro 2033, offrant une évasion de grande qualité qui mérite d'être retenu. C'est l'un des meilleurs romans que je lirai cette année.

Par Aphraël - Publié dans : Coups de coeur - Communauté : Autres Mondes...
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 18:46

Avis aux Pratchettophiles qui ont raté l'opération "Allez les mages" de L'Atalante :

http://www.l-atalante.com/images/stories/opcartespratchettmages_copie.jpg

 

 

Le site du Vade Mecum propose de participer à la lotterie du Fouteball et d'en récupérer.

 

 

N'hésitez pas à participer !

Par Aphraël - Communauté : Autres Mondes...
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