Stalker - A. et B. Strougatski

Publié le par Aphraël

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Après m'être régalée avec Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky,  je me devais de prolonger ma découverte des auteurs de science-fiction russes. Stalker, dont le terme est employé dans Métro 2033 me semblait une excellente approche. Bien m'en a pris.

 

Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis de nulle part, ils sont restés dans sur notre planète durant un laps de temps très court avant de repartir. Les cinq zones où ils sont passés sont irrémédiablement marquées, et regorgent d'objets de toutes sortes, que les Stalkers viennent piller au risque de leur vie.

Ce roman narre les aventures de Redrick Shouhart. Par appât du gain et goût du risque, il n'hésite pas à aller piller la Zone de Harmont. Mais cette activité lucrative a un coût très élevé.

 

Stalker étant un roman très court, il est difficile de ne point trop en dire. Il n'en reste pas moins une lecture coup-de-poing ouvrant à la réflexion, et ayant particulièrement bien vieilli. Publié pour la première fois en 1972, la vie de cet humain dépassé par ce qui l'entoure et stalker-né le dépasse totalement, tout comme les autres humains qui l'entourent. Chaque corps de métier fasciné par ces Zones reste totalement dépassé devant ce mystère sans nom. Les multiples objets et aberrations physiques qui existent là-bas dépassent l'entendement. Sans parler des pathologies inconnues et incompréhensibles des Stalkers et de leurs descendances.

 

Evidemment, le parallèle entre les Zones et les centrales nucléaires ne peut que sauter aux yeux. La catastrophe de Tchernobyl ne se produira qu'en 1986, mais les influences de la Zone contaminée, concentrée sur un espace fermé qu'il vaut mieux éviter sous peine de mort ou de pathologies redoutables, et où l'espèce humaine a bouleversé la biologie avec les radiations, sont terriblement proches du roman. Les voyages dans la Zone n'y sont que plus terrifiants, où tout est néfaste et chaque pas, une danse contre la mort. On tremble pour Red, très attachant malgré son caractère, et l'atmosphère de ce roman marque le lecteur en une aventure simple et concise où chaque mot est maîtrisé. L'écriture de ce roman est parfaitement soignée, et les frêres Strougatski signent ici un véritable chef-d'oeuvre.

 

Foncez donc lire ce roman, dont le seul défaut reste son prix élevé pour 209 pages.

 

Editions Denoël, Lunes d'Encre  18€

ISBN : 978-2-20726041-8

 

Métro 2033 - Dmitry Glukhovsky

Publié dans Coups de coeur

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Garulfo 17/08/2010 11:18


Ca donne super envie ! Tu me ruines !


Aphraël 17/08/2010 17:36



Ravie que le but soit atteint !